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Présentation

Édifice surplombant le village, l'église de Beauvoir-de-Marc garde encore, pour partie, la structure médiévale (XIe siècle) de sa construction. Elle se distingue par son porche gothique, son inscription lapidaire et ses deux tympans classés M.H.

Descriptif détaillé Siège d'un archiprêtré au IXe siècle, Beauvoir de Marc devait, dès cette époque, déjà disposer d'une église paroissiale, remplacée par l'église actuelle. Implantée à l’extrémité du plateau sur lequel s’est développée la ville médiévale, incluse dans un rempart fortifié, l’église de Beauvoir est un édifice au plan en forme de croix latine avec nef unique à trois travées, large transept et abside rectangulaire. Seul le gros œuvre (nef, transept et chœur rectangulaire) remonte à la période romane (fin XIe-début XIIe siècle). Un splendide porche en avancée ainsi que la porte principale appartient sans doute à l'époque gothique (XVe siècle). L'espace intérieur ne présente pas de dispositions symétriques et témoigne de l'évolution de l'édifice. La nef unique est percée du côté du mur Nord de deux chapelles d'époque différente, l'une couverte d’une croisée d’ogives à forte nervure moulurée où se trouve une très belle statue en bois de St Jean Baptiste et l’autre voûtée en berceau où on découvre une splendide Piéta . Même différence architecturale pour les bras du transept : tandis que celui au nord est voûté en berceau, le bras méridional est couvert d'une voûte surbaissée sur croisée d’ogives supportant le clocher. Les deux éléments classés au titre des Monuments Historiques sont les tympans surmontant les portes latérales d'accès aux chapelles du transept. De ces blocs monolithes taillés en tympans semi-circulaires et placés à l'extérieur, celui au nord surmonte la porte, murée, qui marquait l'accès réservée au châtelain. Il est sculpté d'une croix en léger relief, aux extrémités terminées en doubles pointes recourbées (croix "anillée") et cantonnée de fleurons à sept pétales ; Au sud, le tympan qui regardait autrefois à l'extérieur, est aujourd'hui inclus dans le volume d'une tourelle d'escalier ajoutée tardivement pour desservir le clocher. Il porte une inscription de dédicace dont la date est effacée mais dont le style renvoie la date de fondation de l'église au XIe ou au début du XIIe siècle. Toujours dans le transept sud on peut admirer une vierge en bois du 18eme siècle et un exceptionnel vitrail réalisé en 1983 par le maitre verrier Louis René Petit d’Orléans . Au centre de l’abside les vitraux du cœur ont été conservés, témoins d’une époque, et représentent St-Thérèse de Lisieux et le Saint Curé d’Ars Le mur droit de l'abside porte encore, de part et d'autre des baies géminées pourvues de verrières, des restes d'un décor peint découvert lors d'une campagne de travaux en1965. A droite, on distingue une série de personnages se détachant sur un fond beige semé de fleurettes rouges exécutées au pochoir. Saint Antoine se trouve au centre, représenté de face, nimbé, sa barbe blanche lui donnant une allure de vieillard. Il est représenté avec ses attributs : le livre, la clochette, et son manteau est marqué d'un tau. De chaque côté du saint, les donateurs sont représentés de profil dans la position de la prière ; agenouillés et les mains jointes. Les formes sont cernées par un trait très épais, le dessin est plutôt maladroit, et les corps et visages sont schématisés. La représentation figée conserve un caractère médiéval bien qu'elle puisse être envisagée au début du XVIe siècle. La sacristie rénovée en 2018 est particulièrement remarquable et ouverte au public lors des visites Enfin, les voûtes de la nef ont été doublées de 70 caissons peints et enluminés selon une création sobre et symbolique de la vie biblique et de celle du Christ. Une œuvre réalisée en 1973 par l'artiste jacques Bernard, originaire de Saint-Jean-de-Bournay .

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Précisions sur le tarif

gratuit